À Angoulême, l’État à l’œuvre avec « Action Cœur de Ville » et la politique de la ville

14 juin 2018

Visite d’un quartier prioritaire en renouvellement urbain, inauguration d’un centre social, ouverture du congrès des maires de Villes de France, signature de conventions « Action Cœur de Ville »… En visite à Angoulême, en Charente, le 14 juin, Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, met ainsi un coup de projecteur sur deux politiques publiques phares : la politique de la ville et la redynamisation des villes moyennes. Le ministre sera à Cognac, demain.

Angoulême rejoint la liste des villes signataires du plan « Action Cœur de Ville »

Cité d’histoire et d’art, Angoulême se situe sur un territoire en transition où la périphérie se développe de manière plus dynamique que son centre-ville. La Ville a engagé des projets pour mettre en valeur son patrimoine, soutenir les commerces de proximité et redynamiser son cœur de ville.

Une démarche, adaptée aux besoins de la ville et de sa population, que soutient l’État. Ce 14 juin, Jacques Mézard a ainsi signé la convention-cadre qui lie la ville, l’État et l’ensemble des partenaires pour cette transformation dans le cadre du plan « Action Cœur de Ville ».

Le dispositif « Action Cœur de Ville » va permettre à 222 villes moyennes de bénéficier de cinq milliards d’euros sur cinq ans pour revitaliser leurs centres-villes, autour de cinq axes : commerce, habitat, transport, numérique, patrimoine. Les projets, décidés au niveau local, sont en phase avec les besoins spécifiques de chaque ville moyenne concernée.

Transformation urbaine et lien social

Le matin, Jacques Mézard s’est rendu dans deux quartiers prioritaires d’Angoulême, Bel Air-Grand Font et Basseau. Le premier bénéficie des travaux de transformation du programme national de rénovation urbaine et du nouveau programme régional de renouvellement urbain (NPNRU). Financés par l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru), ces programmes ont impliqué la participation des habitants, notamment les conseillers citoyens, sur l’évolution sociale et urbaine de leur quartier. De son côté, la Ville a initié un travail de mémoire (avec les écoles, les archives, etc.), déroulé de 2017 à 2019, et un parcours photographique pour évoquer le passé du quartier et son devenir.

Dans le second quartier, Basseau – où de nouveaux logements collectifs ont émergé et où l’école d’arts a été réhabilitée –, le ministre a inauguré le centre social, destiné à devenir un lieu phare de la vie du quartier, de mixité sociale et d’ouverture sur le reste de la ville. Cet équipement collectif contribuera ainsi au changement de l’image, souvent dégradée, de ce quartier prioritaire de la politique de la ville.

La ville d’Angoulême, qui compte près de 45 000 habitants, comporte trois quartiers prioritaires de la politique de la ville, où résident près de 8 500 Angoumoisins.
Historiquement industrielle (habillement et chaussures), l’aire urbaine d’Angoulême (180 000 habitants) gagne désormais plus de population que son centre-ville, avec une distance domicile-travail croissante et une concentration de l’emploi sur l’axe Poitiers-Bordeaux.
Réputée pour son festival annuel de bande dessinée, Angoulême reçoit quelque 500 000 visiteurs par an.

Le 15 juin, le ministre de la Cohésion des territoires sera à Cognac, au congrès des maires des villes moyennes, « Villes de France ». L’occasion, là encore, de présenter aux collectivités locales le dispositif « Action Cœur de Ville » et de signer une convention nationale avec la ville de Cognac. À ce jour, une dizaine de conventions ont déjà été signées.