L’Atelier territoires économiques

Publié le lundi 9 septembre 2013

L’Atelier territoires économiques permet aux élus de travailler avec une équipe d’experts pour construire un projet commun d’aménagement de sites pilotes. La réflexion concerne notamment l’amélioration de la qualité architecturale et urbaine des territoires à dominante commerciale.

Les territoires économiques à dominante commerciale au coeur de la démarche

9 septembre 2013 | Mis à jour le 13 septembre 2013


La perception des zones commerciales est assez ambivalente : conçus à l’origine en périphérie, ces grands pôles renvoient à une image fonctionnelle, à des infrastructures indispensables, facile d’accès car connectées au reste du territoire par des réseaux rapides mais dépourvus de spécificité locale, de liens avec le paysage dans lequel ils s’inscrivent.


Aujourd’hui les zones commerciales se situent à l’intérieur des agglomérations. Grandes consommatrices d’espace, elles ont un fort impact sur les voies d’accès des villes-centre et leur image, structurent les grands bassins de vie et d’emploi. Leur place, inscrite désormais dans le quotidien des habitants, intensifie le besoin d’accessibilité mais aussi d’espace de qualité et de repères lisibles.


Une des principales questions qui se pose à cet atelier sur les territoires économiques est la suivante :
Comment rendre ces espaces lisibles et leur apporter la qualité architecturale, urbaine et paysagère qui leur fait défaut, en s’appuyant sur leur rapport au grand paysage et en les connectant davantage à leur contexte ?

Un contexte en évolution vers de nouvelles stratégies commerciales


Le Conseil national des centres commerciaux (CNCC) décrit une baisse de fréquentation de ces zones commerciales, laissant supposer un essoufflement du modèle.


Les causes en sont nombreuses. La conjoncture économique d’une part affecte les quantités d’achats et tend à réduire les déplacements automobiles. Lles pratiques de consommation d’autre part sont de plus en plus segmentées et diversifiées (besoin croissant de proximité, boutiques « bio », concept stores, magasins thématiques, etc.).


Il s’agit donc de poser une réflexion sur l’accompagnement de ces évolutions et des mutations en cours vers des solutions plus durables, et de penser l’offre commerciale à l’échelle des agglomérations pour susciter des complémentarités de qualité au service des habitants.

Un nouveau contexte réglementaire


La Loi de Modernisation de l’économie de 2008 (LME) a reconnu l’activité commerciale comme une fonction urbaine fortement organisatrice des territoires. Ainsi, elle a introduit notamment le Document d’aménagement commercial (DAC), qui vise à intégrer l’équipement commercial et la planification commerciale dans les documents d’urbanisme (SCoT et PLU). La loi sur l’urbanisme commercial de 2010 prévoit de rendre les DAC obligatoires dans les schémas de cohérence territoriale (SCoT).


Les lois tentent depuis longtemps de réglementer les entrées de ville, de protéger le commerce de proximité, de donner un cadre en vue du développement du commerce sur le territoire. Or, le commerce semble façonner les territoires selon une logique qui lui est propre.


Comment se donner des règles de projet pour anticiper les mouvements en cours et imaginer des centralités durables en lien avec le contexte et l’offre des villes-centre ?

Un nouveau cadre de réflexion « post Grenelle »


Les défis urbains posés par le Grenelle Environnement imposent un renouvellement des pratiques notamment en matière de qualité d’implantations commerciales. Les réponses apportées à l’avenir auront des impacts importants à plusieurs niveaux :

  • renouvellement urbain et gestion économe du foncier ;
  • réduction de la consommation d’énergie, d’eau et de matériaux (recyclage, valorisation des déchets dans une démarche d’écologie territoriale) ;
  • accessibilité aux transports en commun ;
  • liens avec la ville existante.