Cécile Duflot et Marie-Arlette Carlotti précisent l’engagement du gouvernement au service des plus démunis

24 octobre 2012 | Mis à jour le 23 août 2013


À l’occasion d’une visite de terrain dans le centre d’hébergement d’urgence de la Mouzaia (Paris 19e), Cécile Duflot, ministre de l’Égalité des territoires et du Logement, et Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée en charge des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion, ont précisé les mesures décidées par le gouvernement pour répondre l’afflux des demandes d’hébergement.


Répondre à l’urgence


Le plan hivernal est mis en oeuvre de manière anticipée et accélérée. Sans attendre les grand froid, le gouvernement a d’ores et déjà commencé à ouvrir un certain nombre de places d’hébergement d’urgence « hivers ». Au total, 19 000 places supplémentaires mobilisables pour cet hiver ont été identifiées (contre 15 188 places effectivement mobilisées durant l’hiver 2011-2012).


En Ile-de-France, 246 places supplémentaires ont ainsi été ouvertes dès le 22 octobre. Le dispositif va monter en puissance pour atteindre 330 places ouvertes au 1er novembre. À terme, l’objectif est d’ouvrir à Paris, cet hiver, 1 200 places, contre 1 100 l’an dernier. L’Etat travaille aussi sur l’utilisation d’immeubles proposés par la préfecture de Police, un ancien CRA à Vincennes notamment. Concernant les familles, deux sites leur seront dédiés, dont un centre spécialisé de 40 places qui ouvrira à Villejuif le 15 novembre.


Les maraudes seront renforcées grâce à la mobilisation des médecins réservistes de l’Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires. Ces médecins, dont il faut saluer le dévouement, bénéficieront d’une formation dédiée aux maladies les plus fréquemment rencontrées chez les personnes sans-abri.


Se donner les moyens


En période de redressement des finances publiques, dans le projet de loi de finances 2013 actuellement débattu au Parlement, le gouvernement a fait le choix d’augmenter les moyens de l’hébergement d’urgence (+13 % par rapport à 2012).


Mais dès cette année, le gouvernement a débloqué une enveloppe de 50 millions d’euros supplémentaires pour 2012, répartis entre les crédits de la veille sociale et de l’hébergement d’urgence (80 %) et de la prise en charge des demandeurs d’asile (20 %). La moitié de cette enveloppe va être allouée à l’Ile-de-France, où les besoins sont particulièrement pressants, et l’autre moitié sur les autres régions, en fonction de leurs besoins (efforts particuliers en Provence-Alpes-Côte d’Azur, Rhône-Alpes, Nord Pas-de-Calais, Midi Pyrénées et Picardie). Objectifs : maintenir les capacités d’accueil existantes, les étoffer sur les territoires où les tensions sont les plus fortes, privilégier la prise en charge des personnes accueillies dans des dispositifs assurant un accueil décent et un accompagnement personnalisé. Le recours à l’hôtel devra être assorti d’un accompagnement social.


Pour la première fois depuis la création du dispositif, le financement de la prime de Noël est pérennisé dans le projet de loi de finances 2013. Grâce à l’augmentation de la contribution sociale sur le capital, le fonds national de solidarité active fiancera la totalité de la prime. C’est une mesure de transparence budgétaire ; elle témoigne surtout de la volonté du gouvernement d’agir dans la justice et la solidarité.


La Commission européenne a rendu aujourd’hui son projet de réforme du programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD). Le gouvernement salue la proposition de la commission de conserver cet outil de solidarité intra-européenne. Soucieuse de la situation des 18 millions d’Européens mal-nourris, la France fera part de sa détermination dans les négociations avec ses partenaires européens pour que le nouvel outil dispose de moyens à la hauteur des enjeux.


Sortir de la gestion saisonnière des personnes sans abri


D’ici fin janvier, avec les préfets de département, des projets territoriaux de sortie de l’hiver, à l’issue d’une concertation associant tous les acteurs concernés (services de l’État, collectivités locales, établissements publics, associations, bailleurs, et bien sûr les personnes accueillies elles-mêmes). Ces projets constituent la première étape pour sortir de la gestion saisonnière du dispositif d’hébergement, pour permettre aux personnes sans abri ou mal logées d’accéder soit à un logement classique, soit un logement avec de l’accompagnement, soit à un lieu d’hébergement pérenne.


Par ailleurs, une groupe de travail logement/hébergement co-piloté par le directeur adjoint de la Fondation Abbé Pierre, Christophe Robert, et le délégué interministériel pour l’hébergement, le préfet Alain Régnier, a commencé à plancher en préparation de la conférence contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale, qui se tiendra les 10 et 11 décembre. Ce groupe travaillera notamment dans une logique de prévention et de continuité dans la prise en charge (renforcement du parcours logement, diversité des solutions, mobilisation de tous les acteurs, notamment les bailleurs sociaux, etc.).


Cette visite conjointe de Cécile Duflot et Marie-Arlette Carlotti est le signe que le gouvernement est mobilisé au service des Français les plus fragiles. Au-delà, la lutte contre la pauvreté est un combat de long terme que le gouvernement mène avec les travaux préparatoires à la Conférence contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale qui se tiendra les 10 et 11 décembre.


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