Discours de Cécile Duflot à l’occasion du 30ème anniversaire de la loi QUILLIOT relative aux droits et obligations des locataires et des bailleurs

6 décembre 2012 | Mis à jour le 23 août 2013


Mesdames, Messieurs,


C’est un grand plaisir pour moi d’être présente aujourd’hui, devant vous, à l’occasion du 30ème anniversaire de la loi Quilliot.
Je souhaiterais commencer par vous remercier chaleureusement pour votre invitation car vous me donnez l’opportunité de rendre hommage à l’un de mes prédécesseurs, un homme engagé et humaniste, dont l’exemple m’est cher.
Cet homme c’est celui qui, à une époque où la France s’enfonçait dans la crise en regrettant les trentes glorieuses, a su bouleverser la politique du logement en France par une loi audacieuse et novatrice. C’est aussi celui qui, en affirmant dans sa lettre d’adieu ne pas avoir un tempérament de spectateur, nous rappelle encore aujourd’hui que l’action politique n’est jamais vaine, que la volonté peut toujours changer les règles du jeu, qu’il ne faut jamais céder au renoncement et à la facilité de l’immobilisme.
La première chose que nous enseigne la loi Quilliot est qu’une loi peut avoir, dans sa forme originelle, une durée de vie finalement assez brève, être amendée à de nombreuses reprises, modifiée par la loi Méhaignerie en 1986 et par la loi Mermaz en 1989, et demeurer cependant un texte fondamental des politiques du logement, dont l’héritage conserve encore aujourd’hui toute sa force.
Cette force émane du fait que la loi Quilliot est une loi de rupture. Elle est le produit d’un moment historique où la puissance publique prend acte des déséquilibres d’un marché locatif privé incapable de s’adapter à l’ampleur de la crise des années 80 et décide d’agir. Le choix qui est fait est décisif. C’est un choix de nécessité. C’est celui de la régulation du secteur privé.



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