Discours de Cécile Duflot prononcé à la clôture des deuxièmes rencontres du fonds d’épargne

23 novembre 2012 | Mis à jour le 23 août 2013


Monsieur le directeur général de la Caisse des dépôts et consignations,
Madame la présidente de l’union sociale de l’habitat,
Mesdames et messieurs les élus,
Mesdames et messieurs,


C’est un grand plaisir pour moi de clôturer ce soir ces deuxièmes rencontres des fonds d’épargne.


Vous avez choisi, monsieur le directeur général, de placer la construction des logements sociaux au cœur de ces rencontres. Comment construire plus ? Comment construire moins cher ? Vous ne serez pas surpris d’apprendre que ces questions m’intéressent tout particulièrement et qu’y apporter une réponse constitue l’une des missions centrales de mon action. Je n’ai malheureusement pas pu être des vôtres lors des tables rondes de l’après-midi, mais je prendrai connaissance avec intérêt des conclusions de vos débats.


Avant d’aborder le « comment », j’aimerais toutefois commencer par aborder le « pourquoi » ? Car si nos objectifs ne sont pas clairs, cohérents et compris, comment pourrait-on concevoir les moyens de les atteindre ?
Le gouvernement a symbolisé son ambition en matière de construction de logements par deux objectifs forts : produire 500 000 logements par an dont 150 000 logements sociaux.


C’est indispensable car on ne peut mobiliser les énergies et mettre en mouvement une société sans se donner des buts tangibles, simples, qui matérialisent notre volonté d’aller plus loin, de passer à la vitesse supérieure. Ils ne peuvent cependant pas résumer à eux seuls notre ambition et ne peuvent suffire à donner sens à notre action.


En réalité, l’objectif fondamental que je me suis fixé est simple, c’est sans doute le même que celui que se fixent la plupart des professionnels présents ce soir, permettre à chacun de nos concitoyens de se loger dans des conditions dignes, à un coût abordable. Pour y parvenir, accélérer le rythme de la construction de logements est indéniablement l’ingrédient principal. La pénurie frappe la plupart de nos grandes agglomérations. On estime à 900 000 le nombre de logements qui manquent aujourd’hui pour apporter une réponse pérenne au mal logement. On estime à 400 000 logements la construction annuelle nécessaire pour accompagner l’augmentation de la demande. Les 500 000 logements que nous visons en sont la conclusion logique. Ils permettraient à la fois de combler les manquements du passé tout en préparant l’avenir.


Je n’ignore pas que ce niveau de production n’a jamais été atteint depuis les années 1970. Mais je n’en tire pas la conclusion que rien n’est possible, que nous sommes incapables d’infléchir la situation. Bien au contraire, j’en mesure l’ampleur de la mobilisation qui doit être la nôtre.


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