Discours de Cécile Duflot prononcé au Congrès des Parcs Naturels Régionaux de France

12 octobre 2012 | Mis à jour le 23 août 2013

Vendredi 12 octobre à Aups (Var)


Madame la ministre de l’Écologie et chère collègue, Delphine Batho,
Monsieur le préfet de région
Madame la vice-présidente représentant le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur,
Messieurs les représentants de présidents de conseils généraux,
Monsieur le Président de la Fédération des parcs,
Mesdames messieurs les Présidents de parcs,
Monsieur le président du parc du Verdon,
Mesdames messieurs les élu(e)s,
Mesdames messieurs les animateurs et animatrices de développement ou salarié(e)s des parcs,
Mesdames messieurs,


Comme vous l’avez entendu dans le discours de monsieur le président de la fédération des parcs, les PNR entretiennent depuis leur naissance une relation très privilégiée avec le ministère de l’Écologie, et à raison. Ils ont la chance, et je suis heureuse de pouvoir le souligner en sa présence, d’avoir en Delphine Batho quelqu’un d’extrêmement sensible, peut-être en raison de ses liens intimes avec le marais poitevin, au fonctionnement des parcs naturels régionaux. Je suis très heureuse de travailler avec elle, pour toute l’attention qu’elle porte aux sujets qui sont des combats partagés et qui sont, pour vous comme pour moi, extrêmement importants.


Monsieur le président, j’ai répondu avec grand plaisir à votre invitation, car les parcs naturels régionaux ont aussi, avec le ministère de l’Égalité des territoires, une relation particulière.


Il y a d’abord l’histoire : Les parcs naturels régionaux ont été créés en 1967, dans un contexte de dévitalisation des espaces ruraux, à l’initiative notamment de la Datar. À ce titre, nous pouvons considérer que les PNR sont les premiers territoires de projet, qui, déjà, dépassaient les frontières, les habitudes, les modes de travail de l’époque.
Puis il y a la loi : le code de l’environnement reconnaît aux PNR une « mission d’aménagement du territoire fondé sur la protection et la mise en valeur des patrimoines naturels, culturels et paysagers ».
Il y a enfin les dossiers un peu pointus mais que chacune et chacun d’entre vous ici connaît, que nous avons ensemble sur le feu. Je répondrai donc à votre interpellation, monsieur le président. Vous avez posé la question du caractère opposable ou non des chartes de PNR dans les documents d’urbanisme, de leur rôle de Scot le cas échéant. C’est un débat que nous aurons – car c’est un sujet qui fait débat, ce n’est pas un secret – au moment de la prochaine loi, au premier semestre 2013, qui touchera notamment à la clarification des règles en matière d’urbanisme, ainsi qu’un grand nombre de sujets. Ce débat nous l’auront dans une concertation très large et dans une discussion étroite avec la fédération des parcs.
Enfin, la question de l’adhésion aux parcs des communes et intercommunalités : c’est une difficulté récurrente rencontrée par plusieurs d’entre vous ces derniers temps, et c’est une difficulté dont je suis consciente.
Je salue à cet égard l’aide précieuse apportée par vos équipes aux communes, sur des domaines prioritaires de mon ministère comme l’habitat, la production de logement ou encore un aménagement du territoire moins consommateur d’espace. Vous l’avez dit, la question de la lutte contre l’artificialisation des terres. Pour atteindre cet objectif affiché tant par le président de la République que par le Premier ministre sur l’objectif de « zéro artificialisation nette », votre rôle d’appui auprès des communes est déterminant.


Soyez certaines et certains que je suis très attentive à chacun de ces dossiers particuliers.


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Crédit photo : Arnaud Bouissou - MEDDE-METL (JPEG- 42.3 ko)