Grand Avignon : le projet de renouvellement urbain se poursuit pour trois quartiers

18 janvier 2019| Mis a jour le 22 janvier 2019

Julien Denormandie, ministre chargé de la Ville et du Logement, et Brune Poirson, secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, se sont rendus ce 18 janvier à Avignon, dans le quartier sud, à l’occasion de la signature de la déclaration d’intention relative à la convention de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU).


Transformer en profondeur les territoires et améliorer la qualité de vie des habitants, tel est l’ambition du nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) qui mobilise des moyens de l’État par le biais de l’ANRU (Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine), ainsi que les collectivités territoriales. A Avignon, le projet concerne trois quartiers : le quartier de la rocade sud (Olivades, Trillades-Médiathèque et Monclar) ; le quartier St Chamand, tous deux reconnus d’intérêt national et le quartier d’intérêt régional Nord-Est (Reine Jeanne et Grange d’Orel).

Signature de la convention ANRU

Lors de ce déplacement, les ministres ont visité le quartier des « Olivades » et ont signé la déclaration d’intention relative à la convention ANRU en présence d’élus, de représentants de l’ANRU, d’Action logement et de la Caisse des dépôts et des bailleurs sociaux. « Au total, l’ANRU apporte une subvention de 115 millions d’euros, pour un projet global qui s’étalera, soyons réaliste, jusqu’en 2030 », indique Mathieu Percheminier, responsable renouvellement urbain pour l’agglomération d’Avignon. Pour rappel, la ville d’Avignon a bénéficié d’un premier projet de rénovation urbaine subventionné par l’ANRU sur le quartier Monclar. Dans le cadre de ce nouveau programme, le principal enjeu est de traiter dans une même vision ces trois quartiers qui comptent 25 340 habitants, (soit plus du quart des avignonnais) et près de 9 100 logements dont 8 138 logements sociaux, soit l’essentiel du parc social de l’agglomération.


Le projet NPNRU des quartiers de la Rocade Sud et St Chamand d’Avignon


Le projet d’intérêt national (PRIN) d’Avignon repose sur deux quartiers : Rocade Sud et St Chamand. Sur ces quartiers, le projet a, entre autre, pour ambition l’apaisement de la rocade, l’aménagement des espaces publics et privés de manière cohérente et l’augmentation de la diversité de l’habitat pour dé-densifier le logement social. Pour y répondre, la démolition de 652 logements locatifs sociaux (soit près de 23 % du parc social existant, soit une augmentation non négligeable de 75 %) et la réhabilitation de 1490 logements, sont prévus. Les habitations vont être reconstruites hors site : 30 % à Avignon, 70 % dans les autres communes de l’agglomération. Cet effort a été réparti sur trois bailleurs sociaux, Grand Avignon Résidence (ayant fusionné au 1er janvier 2019 avec Mistral Habitat), Mistral Habitat et Erilia. Dans le secteur de St Chamand, les espaces publics vont intégrer de nouveaux espaces verts en sécurisant les cheminements piétons et vélos le long de l’avenue Pierre de Coubertin. Le projet prévoit également une intégration forte avec la Plaine des sports et le stade nautique rénové. Aussi, les écoles Saint-Exupéry et Pierre de Coubertin seront entièrement réhabilitées.

Le PRIR nord-est d’Avignon : un grand projet régional de renouvellement urbain


Le Projet de Renouvellement d’Intérêt Régional (PRIR) du secteur Nord-Est concerne les quartiers de Grange d’Orel et Reine Jeanne. Ces quartiers regroupent 4960 habitants, soit 5 % de la population d’Avignon et présentent des dysfonctionnements urbains majeurs : une vie sociale très dégradée, de l’incivilité, un cadre bâti encore mal valorisé, des espaces délaissés, etc… Ces dysfonctionnements concourent à l’absence d’intérêt pour des opérateurs privés à intervenir sur ce quartier pour porter de nouveaux projets immobiliers. Cependant, ce secteur offre des atouts en attente d’être valorisés : un positionnement dans la ville intéressant, à 1km de l’intra-muros d’Avignon, un cadre de vie où le patrimoine arboré est magistralement offert, la présence d’un canal et d’une voie verte avec un projet de cheminement, la bonne desserte par les transports collectifs, la présence d’équipements sportifs (piscine municipale, salle de sport, terrain de foot) et scolaires importants (collège, les écoles primaires et maternelles)… « Autour de ce projet, les études sont toujours en cours. On envisage la démolition de 180 à 250 logements. Ces derniers seront reconstruits à l’échelle de tout le périmètre de l’agglomération afin de rétablir le déséquilibre dans la répartition des logements sociaux », souligne Mathieu Percheminier.



Communiqué de presse de l’ANRU