Incendie à Aubervilliers

20 août 2018

Le 19 août, la ville d’Aubervilliers a de nouveau été touchée par un incendie qui a fait 22 blessés, dont 7 blessés graves.

Jacques MEZARD, ministre de la Cohésion des territoires et Julien DENORMANDIE, secrétaire d’Etat, saluent le professionnalisme et la réactivité des forces de l’ordre, des pompiers et du SAMU pour éteindre l’incendie et prendre en charge les victimes. Les ministres souhaitent également remercier les jeunes d’Aubervilliers qui sont intervenus courageusement pour venir en aide aux victimes.

Une enquête préliminaire a été lancée par le Parquet, afin que toute la lumière soit faite sur les conditions d’occupation et d’hébergement par les habitants de l’immeuble et l’origine de l’incendie.

Les ministres condamnent avec la plus grande fermeté l’exploitation de la misère humaine et l’utilisation de l’habitat indigne à des fins de logement. S’il devait s’avérer que les conditions d’occupation de l’immeuble sinistré étaient irrégulières, ils demandent l’application par la justice de sanctions exemplaires.

Jacques MEZARD souligne que « la lutte contre les marchands de sommeils, qui exploitent la détresse des plus fragiles vivant dans des conditions indignes, est une priorité du Gouvernement. Le projet de loi ELAN, actuellement à l’examen au Parlement, est issu d’un travail de concertation avec les parlementaires et élus de terrain de tous bords. Il renforce, comme cela n’a jamais été fait auparavant, les mesures contre ces propriétaires sans scrupules. Ce combat doit être porté conjointement par l’Etat et les collectivités locales ».

Julien DENORMANDIE précise qu’ « on agit en amont en interdisant de manière systématique l’acquisition de biens immobiliers par les marchands de sommeils. On agit aussi en aval, avec la confiscation systématique de leurs biens immobiliers et des indemnités d’expropriation, en instaurant une présomption de revenus et en systématisant les astreintes à leur encontre. Il faut frapper au portefeuille ces marchands de misère, pour éviter que d’autres drames ne se produisent  ».