La participation des habitants au coeur de la politique de la ville

19 septembre 2013 | Mis à jour le 27 septembre 2013

Aujourd’hui, lors de son intervention au colloque de l’association Ville et Banlieue : "30 ans de politique de la ville...et les habitants ?", François Lamy, ministre délégué à la Ville est revenu sur les propositions du rapport de Marie-Hélène Bacqué et Mohamed Mechmache sur la participation des habitants.

L’intervention citoyenne et le rétablissement de l’égalité républicaine sont des moyens indispensables de lutte contre la montée de l’abstentionnisme, des extrémismes, ou du communautarisme dans les quartiers populaires.

Les différentes mesures prises par François Lamy suite au rapport de Marie-Hélène Bacqué et Mohamed Mechmache vont permettre le renforcement de la démocratie locale pour les habitants des quartiers populaires. Désormais, les citoyens des quartiers populaires devront être acteurs des décisions qui les concernent.

Déjà présente dans le projet de loi, la participation des habitants fera l’objet d’amendements pour en faire un point central de la méthode d’action de la politique de la ville. La réforme du Conseil National des Villes mettra en place un collège de représentants des associations de proximité et habitants des quartiers prioritaires. Des conseils de citoyens seront créés au sein des contrats de ville.

Le nouveau Programme National de Renouvellement Urbain devra être co-construit avec les habitants : des maisons du projet devront être créées dans toutes les opérations de rénovation urbaine et les conseils de citoyens participeront à l’élaboration et au suivi des Projets de Rénovation Urbaine.

Ces mesures seront accompagnées d’un renforcement de la formation des habitants, des associations, des élus et des professionnels au "pouvoir d’agir".

Les associations ont un rôle essentiel, leur fonctionnement administratif et modes de subvention sont parfois trop complexes. Le financement des associations va être simplifié, notamment en mettant en place des financements sur 3 ans, pour les actions structurantes.