Communiqué de presse

Lancement de l’acte II du Logement d’Abord - 60 millions d’euros supplémentaires

Publié le 13/09/2019

À l’occasion de la première conférence nationale des acteurs de la Stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté, organisée à Aubervilliers ce vendredi 13 septembre, Julien Denormandie, ministre chargé de la Ville et du Logement, a rappelé l’engagement total de l’État dans le plan quinquennal pour le Logement d’abord et la lutte contre le sans-abrisme. 60 millions d’euros supplémentaires seront ainsi alloués à cette politique dès 2020.

À l’occasion de la première conférence nationale des acteurs de la Stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté, organisée à Aubervilliers ce vendredi 13 septembre, Julien Denormandie, ministre chargé de la Ville et du Logement, a rappelé l’engagement total de l’État dans le plan quinquennal pour le Logement d’abord et la lutte contre le sans-abrisme. 60 millions d’euros supplémentaires seront ainsi alloués à cette politique dès 2020.

Annoncé par le Président de la République à Toulouse, le 11 septembre 2017, le plan quinquennal pour le logement d’abord et la lutte contre le sans-abrisme (2018-2022) propose une réforme structurelle de l’accès au logement pour les personnes sans-domicile en visant à un accès direct au logement avec un accompagnement adapté aux personnes.
Comme l’a détaillé le ministre de la Ville et du Logement, M. Julien Denormandie, le Gouvernement mène une politique sur « deux pieds » : d’une part, assurer la mise à l’abri des plus vulnérables avec +14.000 places d’hébergement financés par l’Etat depuis mai 2017, et, d’autre part, une augmentation de la fluidité avec en 2018, 70.000 personnes sorties de l’hébergement vers un logement pérenne en 2018, soit +20% en un an.

Ces premiers résultats reposent sur une dynamique de tous les acteurs sur les territoires. Le ministre a ainsi salué la mobilisation quotidienne des milliers de professionnels des secteurs de l’hébergement et du logement pour la réussite du Logement d’abord.
Il s’agit désormais de donner une nouvelle impulsion autour des axes suivants :

En 2020, 60 millions d’euros supplémentaires seront mobilisés pour développer l’offre de logements abordables et l’accompagnement vers et dans le logement

Ces crédits viseront à permettre l’atteinte des objectifs ambitieux fixés par le Président de la République sur le quinquennat soit 40.000 places nouvelles en intermédiation locative et 10.000 places supplémentaires en pensions de famille.

Ils permettront par ailleurs, grâce à un accord entre l’Etat et l’Union sociale pour l’habitat, de renforcer le fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.

Enfin, il s’agit de faire changer d’échelle des dispositifs innovants qui ont fait leur preuve.

12 nouveaux dispositifs « Un Chez-soi d’abord » seront ouverts d’ici 2022, notamment dans des villes moyennes et territoires ruraux

Le dispositif « Un Chez-soi d’abord », qui permet l’accès au logement direct à des personnes souffrant de graves troubles psychiques, sera étendu avec l’ouverture de 12 nouveaux dispositifs d’ici la fin du quinquennat, portant ainsi à 2 000 le nombre de places ouvertes.

 

Une impulsion sans précédent donnée à la résorption des bidonvilles avec un budget doublé

Un autre public est directement concerné par la grande précarité, ce sont les migrants intra-européens, essentiellement venus de Roumanie et de Bulgarie, qui vivent dans des campements et des bidonvilles. Dès 2020, les crédits à la politique de résorption des bidonvilles seront doublés, passant de 4 à 8 millions d’euros, pour soutenir les actions déployées dans les territoires dans le cadre de l’instruction gouvernementale du 25 janvier 2018. L’accent sera mis tout particulièrement sur la scolarisation des enfants, en étroite collaboration avec la délégation interministérielle à la prévention et la lutte contre la pauvreté.

 

La relance de l’identification de territoires volontaires pour la mise en œuvre accélérée du Logement d’abord après les municipales de 2020

Les 23 collectivités engagées dans la mise en œuvre accélérée du Logement d’abord ont particulièrement œuvré à la construction de synergies entre les différents acteurs du secteur à l’échelle de leur territoire pour construire des réponses plus efficaces à destination des personnes mal logées. Il s’agit de capitaliser sur ces bonnes pratiques et d’encourager d’autres territoires volontaires.

Un service public « de la rue au logement » avec une gouvernance unifiée, simplifiée et modernisée pour une meilleure réponse apportée aux personnes sans abri et mal logées

Enfin, Julien Denormandie a annoncé vouloir offrir un « service public de la rue au logement » qui coordonne et unifie l’ensemble de la chaîne de réponse aux questions d’hébergement et d’accès au logement.

Il a chargé M. Sylvain Mathieu, délégué interministériel pour l’hébergement et l’accès au logement, en lien avec tous les services de l’Etat concernés, de lui faire d’ici fin janvier des propositions pour la mise en place de ce nouveau service public.