Le renouvellement urbain et la formation des jeunes, enjeux de la politique de la ville

26 mars 2018

Vendredi 23 mars, Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, et Julien Denormandie, secrétaire d’État auprès du ministre, ont accompagné Édouard Philippe, Premier ministre, qui s’est rendu aux Côteaux, à Mulhouse, un quartier prioritaire de la politique de la ville. Axée sur le renouvellement urbain et la formation professionnelle des jeunes, cette visite a permis d’échanger avec les acteurs de la politique de la ville : élus locaux, conseillers citoyens, associations de proximité…

« Dans les quartiers, comme partout ailleurs en France, on doit pouvoir être logé dignement »

Mulhouse compte cinq quartiers prioritaires, dont celui des Côteaux qui rassemble plus de 50 500 habitants. Dans ce quartier, Édouard Philippe – accompagné de Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, de Julien Denormandie, secrétaire d’État, d’Olivier Klein, président de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru), de Fabienne Keller, vice-présidente du Conseil national des villes, et d’élus des collectivités territoriales – a pris connaissance du projet de renouvellement urbain. En effet, les Côteaux figurent parmi les quartiers qui se verront transformés, en impliquant leurs habitants, par le Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) : amélioration de l’habitat, équipements collectifs, transports, mixité sociale…

Ce programme d’ampleur sera doublé de cinq à dix milliards d’euros afin d’agir sur les 480 quartiers où la pauvreté est la plus forte. Dans cet effort de doublement, l’État s’engage, de son côté, à hauteur d’un milliard d’euros sur la durée du programme, jusqu’en 2024.

Accélérer la formation des jeunes pour endiguer le chômage

Le Premier ministre s’est ensuite rendu au Centre de formation des apprentis Mer Rouge, qui prépare à des métiers dans les secteurs de l’automobile, mais aussi de la vente et des services. La formation professionnelle est une préoccupation forte du Gouvernement, qui a entrepris une réforme de l’apprentissage. Le but consiste, notamment, à accroître le nombre de places proposées et à rendre attractive et plus accessible cette formation, afin de contrecarrer le chômage des jeunes. En effet, chez les 15-29 ans, il est particulièrement élevé dans les quartiers prioritaires – près de deux fois plus que la moyenne nationale –, et 29 % de cette tranche d’âge se trouve ni en emploi ni en école ni en formation contre 12,7 % pour les jeunes hors QPV, en 2016.

Le Premier ministre a ensuite rencontré des habitants engagés dans les conseils citoyens, ainsi que des acteurs économiques, associatifs, politiques et des représentants des services de l’État lors d’une table ronde.

L’action en faveur des quartiers prioritaires : une mobilisation d’ampleur nationale

Très impliqué dans la mobilisation nationale en faveur des quartiers prioritaires, souhaitée par le président de la République, le ministère de la Cohésion des territoires déploie, avec l’appui des services de l’État, une démarche de coconstruction tant avec les acteurs de terrain (élus, entreprises, associations…) qu’avec les conseillers citoyens.

Cette démarche vise à remettre la République au cœur des quartiers autour d’actions concrètes pour améliorer le cadre et les conditions de vie des habitants, en premier lieu :

  • la sécurité (expérimentation de la police de sécurité du quotidien) ;
  • la présence des services au public (maisons de santé, crèches, commerces…) ;
  • la lutte contre les discriminations et l’action contre la pauvreté ;
  • l’éducation (dédoublement des classes de CP puis de CE1 dans les Réseaux d’éducation prioritaire), accès à la culture (projet d’ouverture des bibliothèques soirs et week-ends…) ;
  • l’emploi, notamment via les « Emplois francs », présentés par Jacques Mézard le 6 mars dernier à Cergy. Ce dispositif sera lancé le 1er avril prochain.