Lutte contre les marchands de sommeil : Cécile Duflot sur le terrain dans le Val-de-Marne

18 octobre 2013

Très engagée dans la lutte contre l’habitat indigne et les marchands de sommeil, Cécile Duflot, ministre de l’Égalité des territoires et du Logement, s’est rendue vendredi 18 octobre 2013 à Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne.

La ministre a rencontré une ancienne victime de marchand de sommeil, ayant vécu avec sa famille pendant trois ans dans des conditions d’insalubrité avant d’être prise et charge et relogée par les services de l’Etat et la municipalité. Ensemble, elles se sont rendues dans l’impasse où se situe l’ancien domicile de cette personne. Cécile Duflot a ensuite écouté avec attention son témoignage, le récit de sa prise en charge.

La ministre a ensuite rejoint les membres du Comité technique du pôle départemental de lutte contre l’habitat indigne, réunis à la préfecture du Val-de-Marne. Elle y a salué la mobilisation de l’ensemble des acteurs sur un sujet très complexe et qui appelle des réponses rapides. Elle a écouté leurs attentes et échangé avec eux sur les méthodes et objectifs de lutte contre l’habitat indigne, qui concerne en France plus d’un million de personnes. A cette occasion elle rappelé qu’elle faisait de cette lutte contre l’habitat indigne une priorité. La ministre a aussi précisé que le projet de loi pour l’Accès au logement et un urbanisme rénové (Alur), qui sera discuté en séance au Sénat à partir du 22 octobre, propose plusieurs mesures pour renforcer les moyens mis à la disposition des acteurs locaux pour lutter contre les marchands de sommeil.

Le projet de loi pour l’Accès au logement et un urbanisme rénové (Alur) va renforcer les moyens de lutter contre les marchands de sommeil et l’habitat insalubre et propose notamment :
- d’interdire aux bailleurs ayant proposé un hébergement contraire à la dignité humaine de mettre en location des logements pendant 5 ans ; 
- de soumettre les bailleurs proposant des logements insalubres à 1 000 € d’amende, assortie d’une astreinte de 1 000 € par jour à compter de la condamnation, jusqu’à ce qu’ils effectuent les travaux de rénovation exigés .