Ouverture du colloque « gens du voyage : quelles perspectives ? » à l’Assemblée Nationale

17 juillet 2013 | Mis à jour le 24 septembre 2013


Madame la Ministre,
Mesdames et messieurs les élus,
Mesdames et messieurs,


C’est pour moi une réelle fierté d’ouvrir ce colloque consacré aux gens du voyage. Je tiens à remercier chaleureusement le groupe socialiste qui en est l’organisateur, et également chacune et chacun d’entre vous qui allez l’animer.
Le hasard du calendrier donne à ce colloque un caractère symbolique. Non pas parce qu’il prend place après un moment de polémiques, mais parce qu’en ce 17 juillet 2013, nous sommes au lendemain du 101e anniversaire de la loi du 16 juillet 1912 sur « l’exercice des professions ambulantes et la circulation des nomades », loi qui fut à l’origine de l’instauration des funestes carnets anthropométriques.
S’ils ont été depuis lors remplacés par des carnets et livrets de circulation, le principe était clair : il s’agissait d’une législation dérogatoire au droit commun permettant d’identifier les voyageurs.
« Les voyageurs ont longtemps été considérés comme des Français entièrement à part et non comme des Français à part entière ». Ce sont les mots d’Hubert Derache paraphrasant Aimé Césaire. Je ne m’étonne guère qu’il ait puisé chez le poète de la négritude de quoi dire la particularité des gens du voyage puisqu’Aimé Césaire a su dire comme nul autre peut-être la domination, l’humiliation, la discrimination de ceux qu’on tient pour peu de chose…
Alors, je tiens à le dire avec gravité : ceux qui choisissent d’entretenir la confusion et la méconnaissance en utilisant des insinuations odieuses, parfois proches de l’appel à la haine, sont des irresponsables.


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