Table ronde sur le logement d’abord : une réforme structurelle de la politique de l’hébergement et de l’accès au logement

8 septembre 2017

Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, et Julien Denormandie, secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des territoires, ont réuni vendredi 8 septembre les grandes fédérations et associations du secteur de l’hébergement et du logement dont les porte-paroles du collectif des associations unies, pour faire le point sur les avancements de l’élaboration de la politique en faveur du Logement d’abord.

Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, et Julien Denormandie, secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des territoires, ont réuni vendredi 8 septembre les grandes fédérations et associations du secteur de l’hébergement et du logement dont les porte-paroles du collectif des associations unies, pour faire le point sur les avancements de l’élaboration de la politique en faveur du logement d’abord.

En dépit de moyens importants mobilisés et sans cesse augmentés depuis le début des années 2000, la situation des sans-abri et des mal-logés demeure critique. Face à ce constat, dès le 6 juin dernier, le ministère de la Cohésion des territoires a lancé l’élaboration d’une réforme structurelle du secteur selon le principe du « logement d’abord ».

Elle vise à transformer en profondeur le dispositif d’hébergement d’urgence en orientant en priorité les ménages les plus précaires vers l’accès direct au logement, en maintenant une capacité d’hébergement permettant d’assurer l’accueil immédiat et inconditionnel de tous ceux qui en ont besoin.

Une large concertation auprès d’une trentaine d’acteurs du secteur de l’hébergement et du logement a été engagée. Jacques Mézard a remercié les associations et les bailleurs pour la qualité des échanges réalisés. Il a déclaré aux acteurs présents : « Pour les français, la question du logement n’est pas une question comme les autres. Se loger est un besoin vital au développement d’un individu et de sa famille. Sans adresse, comment chercher du travail ? Ne pas avoir un toit mène vite à la rue et à une stigmatisation souvent irréversible. Le logement d’abord doit signifier une accélération de l’accès au logement des personnes sans-abri et hébergées. Ce plan est nécessairement partenarial et coopératif. Vous représentez et vous êtes des acteurs du quotidien et ce changement de modèle qu’est le logement d’abord se fera au niveau de l’action quotidienne au plus près des personnes en difficulté ».

Les politiques de logement d’abord ont déjà fait la preuve de leur efficacité en France, notamment à travers le programme « Un chez soi d’abord » et à l’étranger. L’accès au logement, ordinaire ou adapté, appuyé par le travail d’accompagnement des acteurs associatifs et une déclinaison au niveau des territoires, vise à engager un parcours d’insertion amélioré auprès des personnes en situation de grande précarité. Les concertations vont se poursuivre avec les acteurs du secteur de l’hébergement et du logement et les collectivités pour lancer des premières actions dès 2018.
Le plan quinquennal du « logement d’abord » est un axe structurant de la stratégie logement du Gouvernement, qui sera présenté en Conseil des ministres le 13 septembre prochain.

Communiqué de presse - Table ronde sur le logement d’abord  (PDF- 53.7 ko)