Vivre-mieux en ville, c’est possible !

27 février 2017 | Mis à jour le 2 mars 2017

Emmanuelle Cosse, ministre du Logement et de l’Habitat durable, s’est rendue dans le Bas-Rhin le 27 Février 2017 en présence de Barbara Pompili, secrétaire d’État en charge de la Biodiversité, pour illustrer des démarches exemplaires autour du vivre-mieux en ville.


Le Parc Naturel Urbain (PNU) d’Ill Bruche : vive la nature en ville !

Emmanuelle Cosse a d’abord visité le parc d’III Bruche à Strasbourg : inspiré des Parcs naturels régionaux, ce parc est avant tout une démarche centrée sur la confiance en la capacité des acteurs qu’ils soient institutionnels, associatifs ou économiques à construire ensemble un projet de développement local pour leur territoire. Le PNU a pour vocation de redonner sa place à la nature et de permettre aux habitants d’avoir un meilleur cadre de vie, il met également à l’honneur le riche patrimoine architectural des quartiers ouest de Strasbourg.


Réparti sur les quartiers de Koenigshoffen, de la Montagne Verte et de l’Elsau, il a une surface totale de 450 hectares, 35 000 habitants vivent dans l’enceinte du PNU. Il propose 7 circuits à parcourir à pied ou en vélo pour découvrir son étendue et le patrimoine qui le compose.

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La ministre du Logement s’est ensuite rendue sur le site du programme de logement social d’ICF Habitat Nord-Est, qui utilise un système double-flux couplé à des caves géothermiques pour une meilleure performance énergétique en faveur de la qualité de l’air intérieur.


L’écoquartier des Rives du Bohrie : concilier rénovation urbaine et confort des habitants

Emmanuelle Cosse a ensuite visité le quartier des « Rives du Bohrie » à Ostwald, labellisé ÉcoQuartier en 2016. Ce quartier, en cours de réalisation, est guidé par six grands objectifs : 

  • une qualité paysagère autour de l’eau : le quartier est structuré autour de l’eau avec l’étang du Bohrie, le cours d’eau de l’Ostwaldergraben et les zones humides saisonnières et permanentes. L’eau est ainsi mise en scène dans les espaces naturels (fossés, mares, prairies humides, etc...) développant une végétation particulière.
  • habiter la nature : une large place sera laissée libre de toute urbanisation. En effet, sur les 50 hectares du périmètre du projet, seules 30% de la surface seront urbanisées. Les espaces libres seront occupés par des projets verts comme un espace dédié à 90 jardins familiaux ou un espace de maraîchage par exemple.
  • des espaces publics de qualité : le projet offre une large place aux espaces publics de qualité et à la rencontre. Outre les espaces naturels accessibles aux habitants, des espaces publics seront aménagés au sein des espaces urbanisés comme des aires de jeux pour enfants ou des espaces de promenade
  • des formes urbaines garantes de confort : les formes urbaines et architecturales ont été pensées pour offrir un maximum de confort et d’économie d’énergies. Les bâtiments ont été positionnés de façon à éviter les caches solaires. Les façades les plus ensoleillées offriront un maximum d’ouvertures et accueilleront les pièces de vie.
  • un quartier animé et ouvert sur la ville  : le quartier accueillera commerces et services de proximité, facilement accessibles, le long du tramway, au rez-de-chaussée des bâtiments situés sur l’allée du Bohrie
  • priorité aux mobilités douces : la conception du quartier a été réalisée de manière à limiter l’impact de la voiture sur le paysage et sur la qualité de vie. C’est pourquoi le quartier contient un minimum de voies routières et les stationnements regroupés des véhicules à l’intérieur de parkings silos ou en socles d’immeubles ont été choisis.


Biodiversité et construction de logements c’est possible !
Face à l’urbanisation croissante, aux projets d’infrastructures de transport, aux projets d’aménagement et de développement économique dans le Grand-Est, deux plans régionaux d’actions en faveur du Crapaud vert ont été élaborés, l’un en Alsace (2012-2016) et l’autre en Lorraine (2014-2018). Le Crapaud vert est une espèce d’amphibien en déclin sur l’extrémité occidentale de son aire de répartition depuis plusieurs années. Il est protégé au niveau national français et inscrit aux annexes de plusieurs directives et conventions européennes du fait du mauvais état de conservation de ses populations lié à l’évolution défavorable de son habitat.

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Crédits photo : MLHD.