Communiqué de presse

1 an après le drame de la rue d’Aubagne, Julien Denormandie entend désormais accélérer la réhabilitation de l’habitat à Marseille

Publié le 04/11/2019

« Après avoir pris les mesures destinées à faire face pendant un an à l’urgence, ma priorité maintenant est d’accélérer la réhabilitation et la rénovation de l’habitat à Marseille », a déclaré M. Julien Denormandie, ministre chargé de la Ville et du Logement. « Je reste fortement mobilisé aux côtés des Marseillais pour lutter contre le fléau de l’habitat indigne. Nous mettons les moyens nécessaires pour répondre aux enjeux ».

Depuis un an, l’Etat a mis en place, avec la Ville et la Métropole, les mesures pour assurer la mise en sécurité et l’accompagnement des familles sinistrées. La priorité reste de leur donner la possibilité de retrouver leur propre habitation. Sur les 359 immeubles évacués, la moitié a pu être réintégrée. 1479 personnes ont été relogées, par des bailleurs sociaux, dans le parc privé ou des locaux vacants de l’Etat. Le nombre de personnes à l’hôtel s’est déjà considérablement réduit, de 1300 fin janvier à 400 aujourd’hui. Afin d’identifier des logements disponibles supplémentaires, l’Etat et les collectivités ont reconduit la mission confiée à l’organisme SOLIHA Provence et co-financée par l’Etat à hauteur de 5 millions d’euros depuis un an.

La priorité est maintenant donnée à l’accélération de la réhabilitation de l’habitat à Marseille.

Pour rénover les logements privés, l’État s’est engagé via l’Agence nationale de l’habitat (Anah) à apporter 240 millions d’euros sur 10 ans. 17 millions auront été versés ou engagés d’ici la fin de l’année, un premier montant qui a vocation à augmenter une fois les études préalables nécessaires effectuées. L’agence finance notamment jusqu’à 100 % des travaux d’urgence dans les copropriétés et pour les travaux exécutés par les collectivités quand elles les exécutent en substitution des propriétaires pour le traitement de l’habitat indigne. 117 millions d’euros ont également déjà été validés pour les premières opérations de rénovation urbaine menées par l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU), notamment en centre-ville.

L’enjeu est désormais de donner à cette réhabilitation une nouvelle échelle et d’accélérer. C’est pourquoi avant la fin de l’année, une société d’aménagement commune, associant l’État et les collectivités, sera créée pour la réhabilitation du centre-ville. L’objectif de cette société sera de racheter les logements insalubres, de les rénover et de les remettre sur le marché, en préservant le caractère populaire du centre-ville. Elle s’inscrit dans le cadre du Projet Partenarial d’Aménagement (PPA) qui fixe la stratégie sur le long terme et que l’Etat a signé avec la métropole et la Ville cet été. 200 000 habitants seront concernés par le PPA, avec un budget de 217 millions d’euros sur 15 ans.

Depuis un an, l’Etat et les collectivités fortement mobilisés pour accompagner les sinistrés et gérer l’urgence du relogement
Depuis un an, en lien avec les collectivités locales qui ont la responsabilité sur le relogement, l’État a déployé des mesures exceptionnelles pour identifier les bâtiments à sécuriser, structurer l’accompagnement des sinistrés et leur relogement. Un centre d’accueil géré par l’association France Horizon a été ouvert en février pour informer et accompagner les familles évacuées.
L’urgence a été d’identifier des solutions de relogement pour toutes les familles sinistrées. Cela a été possible grâce à la mobilisation de plusieurs acteurs et la mise en place d’une mission d’accompagnement confiée à Soliha :
-    les bailleurs sociaux ont proposé plusieurs centaines de logements ;
-    les propriétaires privés ont mis à disposition une centaine de logements rue de la République ;
-    ce sont 20 logements que l’Etat a également mis à disposition après travaux à la caserne du Muy.