Communiqué de presse

6 mois après le drame de la rue d’Aubagne à Marseille, Julien DENORMANDIE reste pleinement mobilisé

Publié le 06/05/2019

Depuis novembre, ce sont 311 immeubles qui ont été évacués, aujourd’hui 126 ont pu être réintégrés après expertises. 660 personnes sont encore hébergées à l’hôtel, l’urgence est donc d’identifier si elles pourront retrouver leur appartement ou de leur trouver rapidement une solution de relogement pérenne.

En lien avec les collectivités locales, qui ont la responsabilité sur le relogement, l’État a déployé des mesures exceptionnelles pour trouver de nouveaux logements et accompagner, orienter, renseigner les marseillais, avec depuis le 1er février l’ouverture du centre d’accueil géré par France Horizon. Le ministre a mobilisé depuis 6 mois, en se rendant régulièrement sur place, tous les acteurs, afin d’accélérer les choses aux cotés de Soliha Provence. C’est ainsi que les bailleurs sociaux ont proposé plusieurs centaines de logements. Les propriétaires privés ont eux aussi répondu à l’appel en mettant à disposition une centaine de logements rue de la République. Des travaux sont actuellement en cours dans des locaux de l’État près de la caserne du Muy afin de reloger des sinistrés dans une vingtaine d’appartements.

« Le drame de la rue Aubagne a endeuillé la ville de Marseille. Depuis ce drame, beaucoup a été fait mais beaucoup reste à faire. Je partage l’impatience des Marseillais, je reste pleinement mobilisé à leurs cotés et je continuerai à faire en sorte que les choses avancent plus rapidement  » indique le ministre.

Pour aller plus vite, M. Julien DENORMANDIE a proposé lors de sa dernière visite à Marseille que l’État, grâce à son opérateur l’Anah (agence nationale pour l’amélioration de l’habitat) finance les travaux de réhabilitation d’urgence des logements indignes avec dans un second temps un remboursement par le propriétaire, qui est normalement responsable des travaux.

«  Je m’engage à soutenir la rénovation du centre ville tout en gardant ce qui fait l’identité de marseillais, la mixité sociale de son centre ville. Pour accélérer cette rénovation, l’État apporte des financements dédiés notamment pour les travaux d’urgence. En lien avec les collectivités locales sera par ailleurs créé un opérateur dédié, qui a fait ses preuves sur d’autres territoires. Cet opérateur sera une société d’aménagement dont l’État sera actionnaire  » a rappelé le ministre.

Aujourd’hui, l’État apporte 240 millions d’euros pour rénover les logements privés grâce à l’Anah et 120 millions pour le logement social dans les quartiers ANRU. De plus, avant la fin de l’année, un opérateur d’aménagement commun, associant l’État et les collectivités, verra le jour pour la réhabilitation de centre ville. L’objectif de cette société sera de racheter les logements insalubres, de les rénover et de les remettre sur le marché.

Le département des Bouches du Rhône fait par ailleurs parti des 6 départements français de mise en oeuvre accélérée de la politique de lutte contre l’habitat indigne et de lutte contre les marchands de sommeil en utilisant les nouveaux outils prévus par la loi ELAN.