Ateliers des territoires

L’Atelier des territoires propose aux acteurs locaux d’élaborer collectivement une vision d’avenir à partir des atouts et des ressources locales, des dynamiques et des coopérations interterritoriales. Elus, techniciens de l’État et des collectivités, porteurs de projets et habitants : des séances d’ateliers participatifs invitent chacun à partager son expertise :. Une équipe pluridisciplinaire d’appui accompagne le processus qui permet de passer des constats et parfois des blocages de départ à des intentions de projet et des pistes d’action.

Mis à jour le 19/06/2019

L’objectif de la démarche

L’objectif est de faciliter l’émergence de stratégies partagées et inno­vantes pour un développement et un aménagement durables à partir :

  • d’un travail de concertation et de construction avec les acteurs locaux ;
  • des projets en cours et des ressources propres – humaines (compétences, savoir-faire…), naturelles (paysages), agricoles (agropastoralisme, sylviculture, AOC…), économiques (entreprises, investissements...), matérielles (équipements, sites touristiques, patri­moine…) et immatérielles (esprit des lieux, culture, valeurs, réseaux…).

Les acteurs des ateliers des territoires

Les ateliers mettent autour de la table, au sens propre comme au figuré, une grande diversité d’acteurs :

  • les élus (intercommunaux, municipaux et syndi­caux) et les techniciens territoriaux ;
  • l’État (la DGALN, qui assure le pilotage d’ensemble et les services déconcentrés - DREAL, DDT-M - qui assu­rent la maîtrise d’ouvrage), dans une posture non pas de prescripteur mais de partenaire et de facilitateur ;
  • des acteurs socio-économiques et issus de la so­ciété civile (associations, entreprises…). La participa­tion de citoyens (habitants et usagers) n’est pas systématique, mais encouragée ;
  • une équipe pluridisciplinaire composée d’archi­tectes, urbanistes, paysagistes et, selon la thématique de la session et le territoire, d’experts en sociolo­gie, géographie, économie, tourisme, développement local, mobilité, hydrologie...

Le développement local comme objectif

L’Atelier des territoires part de projets existants, mais en fait aussi émerger de nouveaux qui s’appuient sur les potentialités du territoire. Bien plus, ces projets dé­terminent l’échelle d’intervention pertinente, quitte à rebattre les cartes des découpages administratifs. Il fournit aux acteurs une vision intégrée non pas pour une politique spécifique à telle ou telle catégorie de territoire, mais des principes d’aménagement conci­liant développement et préservation.
Adaptées aux moyens financiers et humains du terri­toire, les initiatives et les solutions mises en évidence ou impulsées à l’occasion de l’Atelier concourent à un développement local réinventé davantage fondé sur :

  • des activités socio-économiques en adéquation avec les ressources du milieu naturel ;
  • une valorisation transversale des richesses du ter­ritoire au travers de filières nouvelles ou dans une lo­gique d’économie circulaire, d’économie industrielle territoriale ;
  • de nouveaux modèles économiques plus solidaires et responsables.

L’Atelier aide également à :

  • consolider des intercommunalités et gouver­nances récentes ;
  • nourrir la réflexion engagée dans le cadre de sché­mas stratégiques comme le PLUI ou le SCoT ;
  • poser un autre regard sur le territoire en déprise ou sous l’influence de dynamiques métropolitaines ;
  • révéler ses potentialités et capacités pour enclen­cher un développement local maîtrisé ;
  • sortir de situations de blocage et de contraintes.

Ce faisant, l’Atelier concourt à créer les conditions pour que les élus et administrés se projettent en­semble sur un autre modèle de développement local.

Une dynamique de terrain

Élaboration des démarches

La stratégie s’élabore au fil d’un parcours explora­toire du territoire et de plusieurs séances de travail. Il ne s’agit pas de transposer des mo­dèles préexistants ni des règlements, mais de partir des potentialités du territoire, du vécu des gens et de conduire un processus itératif de concertation et de validation. Une démarche qui s’enrichit au fil du temps en mobi­lisant toutes sortes d’outils, des plus classiques aux plus innovants :

  • des tables autour desquelles se réunissent et échangent les participants ;
  • des crayons et des gommes pour révéler des situa­tions de projet par le dessin ;
  • des supports pour consigner en temps réel et de manière synthétique les idées, faciliter les interac­tions, rendre visible le processus d’intelligence col­lective ;
  • des outils cartographiques, des maquettes, des blocs-diagrammes, des tests utilisateurs et du proto­typage, de façon à formaliser les solutions, les tester, recueillir des retours d’expérience ;
  • des carnets de suivi réalisés par les services dé­concentrés de l’État ;
  • des visites exploratoires de terrain pour une ap­proche sensible et concrète du territoire ;
  • des outils d’information et de communication : ma­gazines locaux, blogs…, des rencontres citoyennes.

Le calendrier des ateliers

Une session d’atelier repose sur un calendrier, qui se déploie sur une année, en comptant les phases amont et aval.
En amont, la tenue des ateliers est précédée de plu­sieurs étapes :

  • la diffusion de l’appel à candidatures national ;
  • la sélection des sites de projet par la DGALN, identi­fiés par les DREAL/DDT-M et les collectivités ;
  • l’élaboration d’un cahier des charges, le lancement d’une procédure de mise en concurrence et l’attri­bution de marchés pour sélectionner l’équipe d’as­sistance à maîtrise d’ouvrage qui va intervenir sur le territoire ;
  • le séminaire local de lancement de l’atelier.

Trois ateliers de terrain

Après un temps d’installation par les services décon­centrés et de sensibilisation auprès des parties pre­nantes, trois ateliers sont programmés, à raison d’un tous les trimestres :
un atelier de prise de connaissance entre les ac­teurs locaux et l’équipe pluridisciplinaire au travers d’échanges informels, d’un rapport d’étonnement et de premières intuitions ;

  • un atelier de consolidation des premières hypo­thèses et d’une vision territoriale partagée, avec l’iden­tification d’un ou plusieurs sites démonstrateurs ;
  • un atelier d’élaboration de la stratégie, de préparation de la feuille de route qui traduit un engagement politique fort et un portage à la fois par les élus et l’État pour la mise en œuvre d’un plan d’actions ;
  • la session est ponctuée d’inter-ateliers de façon à approfondir les échanges dans des groupes théma­tiques ou à élargir le cercle initial des participants.

En aval, une fois la feuille de route élaborée, deux autres échéances concluent la session :

  • le séminaire local de restitution, la présentation pu­blique des résultats de l’atelier et l’officialisation de la feuille de route ;
  • le séminaire national, pour valoriser les expérien­ces locales et tirer des enseignements transversaux à partir d’une approche comparative des résultats des ateliers locaux.
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