Communiqué de presse

Construction de logements – résultats à fin mai 2020 du SDES

Publié le 02/07/2020

« Alors que la dynamique des autorisations et des mises en chantiers de logements était stable sur un an avant la crise (+0,2% d’autorisations sur un an en février 2020), avec une forte augmentation de l’activité juste avant la crise (près de 10% de logements autorisés en plus les trois mois avant le confinement par rapport aux trois mois précédents), le Covid-19 a marqué un fort coup d’arrêt (-8,8% d’autorisations sur un an en mai 2020). Le déconfinement progressif a permis une légère reprise au mois de mai par rapport au mois d’avril. Cette reprise est plus forte sur les permis de construire délivrés que sur les lancements de chantiers. Le Gouvernement s’est attaché à permettre la plus grande reprise d’activité des entreprises possible. Plus de 95% des chantiers ont réouverts et 4 sur 5 fonctionnent normalement. Notre priorité est désormais d’éviter un trou d’air à l’automne. Pour cela, des premières mesures de soutien au carnet de commande sont examinées en ce moment même dans le PLFR3. Des travaux supplémentaires sont en cours notamment pour accélérer les procédures, par exemple, en accélérant la dématérialisation des autorisations d’urbanisme, et favoriser de nouveaux projets »
Julien Denormandie, ministre chargé de la Ville et du Logement

Les précédents chiffres concernant les logements autorisés publiés pour le mois de février 2020 montraient que la dynamique était bonne avant la crise : le nombre de logements autorisés avait augmenté de près de 10 % en France en trois mois. Par rapport aux 3 mois précédents, les autorisations et mises en chantiers sur mars, avril et mai, diminuent toutes deux de 46% du fait de l’épidémie de Covid-19.

Ce phénomène s’observe également en comparant ces chiffres sur 12 mois. Sur la période mars 2019 – Février 2020, les logements autorisés et mis en chantiers étaient stables (+0,2% pour les autorisations et -1,2%). Sur la période juin 2019 – mai 2020, la baisse est de -8,8% et -10,2% et s’explique par le fort ralentissement de l’activité sur les 3 derniers mois.

L’activité est toutefois repartie avec le déconfinement et la reprise des délais d’instruction des permis de construire dès le 25 mai. La période de suspension des délais avait été raccourcie spécifiquement pour ces autorisations par rapport aux autres démarches administratives. La délivrance des autorisations et les mises en chantiers.

L’objectif du Gouvernement est de continuer à consolider la dynamique d’avant-crise dans les semaines à venir et favoriser la reprise. Les chiffres du mois de mai montrent une amélioration par rapport à avril en termes d’autorisations et les mises en chantiers. Les mesures prises par le Gouvernement ont permis de soutenir le secteur. Le BTP a ainsi bénéficié fortement des dispositifs de soutien public : le fonds de solidarité (360 000 entreprises pour 510 millions d’euros), les prêts garantis par l’Etat (66 000 prêts pour 9 milliards d’euros) et l’activité partielle (demandes déposées pour 1,5 million de salariés et 1,3 milliard d’euros déjà versé au titre des mois de mars et avril). Désormais, la reprise du marché se confirme depuis avec 95% des chantiers du bâtiment ont repris dont 78% en activité normale dans le respect des gestes barrières et des distances physiques.

Les travaux sont en cours notamment pour accélérer les procédures, par exemple, avec la dématérialisation des autorisations d’urbanisme. Les dispositifs fiscaux continuent également de s’appliquer et cette stabilité est essentielle pour donner de la visibilité au secteur. L’Etat soutient également les carnets de commande en renforçant les dotations des collectivités. 1 milliard d’euro a été débloqué, il permet de mobiliser plus de 4 milliard d’euro de financements locaux. Des mesures ont également été prises pour soutenir la trésorerie des entreprises en matière d’impôt sur les sociétés et d’annulation des charges sociales pour les petites entreprises très touchées par la crise.

Le Gouvernement travaille avec tous les acteurs aux mesures permettant de relancer l’activité de la construction neuve, en continuant de veiller à construire ces logements, où il y en a besoin et en limitant l’étalement urbain. Le plan de relance doit aussi massivement s’appuyer sur la rénovation du parc de logement existant.