Accompagner les territoires dans l’accès aux soins et la prévention

La réduction des inégalités sociales et territoriales de santé dans les territoires fragiles, ruraux et urbains, en matière d’accès aux soins et de prévention s’inscrit dans un cadre à la fois interministériel et partenarial, en lien avec les collectivités et les acteurs engagés au service des habitants des territoires fragiles.

Publié le 14/06/2019

Une action partenariale dans les territoires

Le ministère soutient les capacités des territoires en matière de réduction des inégalités sociales et territoriales de santé, en particulier au travers de l’outil des contractualisations.

En partenariat avec des structures et associations nationales, le ministère soutient le développement de démarches territoriales de santé, la santé communautaire et les initiatives des centres et maisons de santé favorisant la qualité des pratiques dans les quartiers prioritaires : médiation sanitaire, interprétariat professionnel, prévention santé, participation des habitants, santé environnementale, etc.

Coordonner les acteurs et produire des outils

Le ministère soutient l’organisation de rencontres d’acteurs (ex. : rencontre nationale sur la participation en santé des habitants dans les centres et maisons de santé, journées régionales sur la promotion de la santé mentale, journée nationale santé et vieillissement dans les territoires) et la production d’outils élaborés par des associations têtes de réseau (il s’agit de capitalisations d’actions sur les thèmes comme Dématérialisation et accès aux droits, Alimentation et territoires, Précarité et santé environnementale, Santé mentale et isolement social…).

 

En chiffres

  • 300 maisons de santé pluridisciplinaire (MSP), dans les territoires ruraux, depuis 2011.
  • Plus de 30 millions d’euros, au total, apportés au titre de la section générale du Fonds national d'aménagement et de développement du territoire (FNADT) dont, en 2018, 900 000 euros au titre de subventions d’équipement.
  • Environ 35 projets financés, en 2018, dans le cadre des volets territoriaux des contrats de plan État-Région (CPER) qui comportent également des projets de création de MSP : un soutien à raison de 100 000 euros chacun, soit 3,5 millions d’euros.

Une action interministérielle priorisant les territoires fragiles

La stratégie de transformation du système de santé « Ma Santé 2022 » porte notamment l’objectif d’un doublement des structures d’exercice coordonné d’ici 2022 sur l’ensemble du territoire national. Et ce, sachant que la feuille de route de la politique de la ville, « Mobilisation nationale pour les habitants des quartiers », du 18 juillet 2018 cible un doublement des centres et maisons de santé dans les quartiers prioritaires d’ici 2022.

Des territoires à prioriser

Le ministère est ainsi attentif à ce que les mesures de déploiement des soins coordonnés s’opèrent prioritairement au profit des territoires les plus fragiles, ruraux et quartiers de la politique de la ville, et que ceux-ci s’inscrivent dans le cadre d’un projet de santé territorial partagé entre État, collectivités territoriales et professionnels de santé.
Dans ce cadre, une priorisation est à porter aux territoires en sous-densité médicale tels qu’identifiés par le ministère des Solidarités et de la Santé et les Agences régionales de santé (dans 11 régions à ce stade). Ainsi, à ce jour, pour les territoires urbains fragiles, 589 quartiers prioritaires (et 2,3 millions d’habitants concernés) intègrent ces zonages prioritaires.

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